On rigole, on rigole, mais n’oublions pas le but premier de mon blog : parler de jeux vidéo.

 Tiens, d’ailleurs, quoi de mieux pour cela que d’évoquer un sujet particulier, commun à pas mal de jeux, ma foi : les armes au service du personnage.

 La liste est longue et dense, je me suis cantonné à un nombre restreint, tout en privilégiant le côté original (ou pas, d’ailleurs) des outils que l’on utilise pour démembrer gaiement nos adversaires.

 Allez, appelons ça le TFHA, si vous voulez. Top Five Hibou Addict. Une idée comme ça.

 … Ouais, non, en fait, parlons plutôt cinéma, si vous le voulez bien.

 L’autre jour, j’ai vu Miss Peregrine et les Enfants Particuliers et je vous propose mon avis sans spoiler ci-dessous.

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 Quand Big Eyes est sorti, je me suis fendu d’un billet directement adressé à Tim Burton himself (il l’a lu, c’est sûr, voyons, je pèse dans la blogosphère beauté, moi, messieurs-dames) au cours duquel je disais peu ou prou que l’ami Tim était bien gentil, on l’aime bien au village, mais il faudrait qu’il se sorte les doigts du rectum. Alors, m’a-t-il écouté ?

 J’avoue avant d’aller plus loin que je n’ai pas lu les livres, impossible pour moi d’effectuer la critique du film en m’appuyant sur eux. Toutefois, le film a suffisamment de force en lui pour me donner envie d’en savoir plus.

 On nous raconte l’aventure de Jake qui, suite aux histoires de son grand-père, se trouve en compagnie d’une bande de gamins extraordinaires dans un orphelinat régit d’une main de fer par Miss Pérégrine. Chaque enfant dispose d’une capacité qui lui est propre (pyromanie, divination, super-force, etc.), et leur gouvernante elle-même ne manque pas d’atouts.

 L’univers planté est assez attrayant et on peut discerner sans problème ce qui a plu à Burton, toutefois, Miss Peregrine est une œuvre que je qualifierais gentiment de commande. On sent clairement qu’Hollywoood crève d’envie d’avoir un nouvel Harry Potter, les différentes tentatives s’étant plus ou moins ramassées, il y en a bien une qui fonctionnera.

 L’essai 2016 est donc dirigé par un des plus grands réalisateurs des années 80-90… qui s’est endormi sur sa caméra depuis facilement dix ans.

 Miss Peregrine est donc un film sans grand relief, premier degré à mort, parfois trop long, aux acteurs pas franchement concernés ou crédibles, aux effets spéciaux limités et à la musique fade (Danny Elfman n’est pas présent au générique alors qu’il aurait pu au moins sauver ça).

MISS PEREGRINE'S HOME FOR PECULIAR CHILDREN

On peut difficilement faire moins Burtonien, je crois.

 On sent un matériau de base qui aurait pu donner un film vraiment sympa à suivre… Mais il reste plat et ennuyeux, quand il n’est pas incompréhensible dans sa chronologie et ses explications lacunaires.

 Et Burton semble définitivement avoir abandonné toute envie de marquer ses spectateurs par son originalité et son grain de folies, quelques personnages sortent un peu du lot (notamment dans leur look Burtonien à mort), Samuel L. Jackson tire son épingle du jeu (même s’il en fait des tonnes, enfin, on se raccroche à ce qu’on peut), mais à force de pointer la normalité du doigt, Tim rend l’extraordinaire fade et l’ordinaire chiant.

 Ou alors, c’est tout simplement que j’ai passé l’âge d’être un spectateur de Burton et qu’il vaut mieux que j’arrête de m’acharner. Son seul mérite, finalement, aura été de me donner envie de lire le livre. Ce n’est pas Twilight qui avait réussi ça.