Ouille, il était temps que je me remette à écrire tout de même (ne pas regarder la date du dernier billet).

 Je suis allé au cinéma deux fois depuis le dernier article et je n’ai jamais pris le temps d’en faire un retour. Il s’avère toutefois que ces films sont assez délicats à critiquer sans tomber dans les spoilers, par conséquent, j’ai décidé d’en faire une courte review pour chaque afin d’éviter de cracher des morceaux importants.

 C’est parti pour Dr Strange et Les Animaux Fantastiques.

Dr Strange – Scott Derrickson.

 Encore un Marvel, on n’en finit plus. La recette ne s’essouffle malgré tout pas totalement. On aurait pourtant pu le croire, comme ça a été maintes fois souligné ci et là, mais jugez par vous-même du pitch.

 Un riche playboy américain imbu de sa personne, et victime d’un accident peu sympathique, apprend l’humilité dans un lointain pays oriental par le biais d’une tierce personne qui lui montre qu’il peut mieux faire avec ses capacités extraordinaires. Le tout avec un copain black rabat-joie, une relation platonique mais on sent bien qu’il aimerait tremper le biscuit et un traître à la « famille » à gérer en face.

 Wow. Je vous jure que je ne parle pas d’Iron Man, mais bien de Dr Strange.

 images

Trève de blabla, Dr Strange se laisse voir, il a quelques moments chouettos, quelques moments sans intérêts, et, à l’instar d’Iron Man (décidément), il laisse reposer sur les épaules de l’acteur principal tout le sel du film. Benedict Cumberbatch est formidable, il n’y a pas à dire. « Légère » (en vrai, je pleure encore) déception, en revanche, du côté des méchants : Mads Mikkelsen fait bien ce qu’il peut, mais Machin-Truc (son personnage) fait un piètre adversaire, sans saveur.

 Ce qui m’a tout simplement fait réaliser que les méchants, chez Marvel, c’est vraiment pas ça (Loki ne compte pas, merci).

 A ranger dans la catégorie supérieure des Marvel, si c’est encore votre came. Il faudrait que je fasse un top, un de ces quatre.

 

Les Animaux Fantastiques – David Yates.

 Hem. Je m’étais mis en tête de parler de ce nouvel épisode de l’univers Harry Potter, mais ça m’est assez difficile, au final.

 Amateur des livres (sans atteindre les sommets de certains), je n’ai jamais beaucoup adhéré aux films, exception faite des 2 premiers par Colombus. Les seuls qui ont su capturer l’essence magique du livre à mon humble avis.

 Bref, pour moi, Harry Potter, c’est mieux en livre. Bien mieux. Cependant, le concept des Animaux Fantastiques, ajouté à l’engouement sur Twitter, m’a convaincu d’aller le voir. Après tout, une histoire se situant dans le même monde, mais ailleurs, avant, c’est intrigant.

fantasticbeasts

LES EXPERTS – POUDLARD.

Bref, nous voilà devant une aventure quasi originale, puisque libérée en grande partie des livres (mais au scénario signé par JK herself). La contrainte écartée, on peut alors mesurer notre chance : un premier essai d’univers étendu. C’est fantastique, non ?

 Dans les faits, la magie vacille par moment et offre un spectacle inégal où les moments forts côtoient les longueurs soporifiques.

 Cela est à merveille illustré par le quatuor principal : si Dragonneau et Queenie sont des personnages singuliers et bienvenus (presque Burtoniens d’ailleurs, mais je vais pas trop y penser sinon je vais me faire du mal), Tina est assez fade et Jacob demeure l’incarnation de l’éternel comic relief du bon blockbuster des familles (même s’il a quelques moments touchants).

 De même, deux intrigues distinctes ont lieu en parallèle, et paradoxalement, celle de Dragonneau revêt un intérêt très réduit. Il a bien entendu la part belle, notamment quand on découvre ce que contient sa valise, mais la scène dans le parc est d’une inutilité affligeante.

 Un film qui se laisse voir, sympa mais je ne sais pas, il manque un truc pour en faire objectivement un incontournable. Cependant, il laisse présager une suite beaucoup plus aboutie et audacieuse. On verra bien.

Prochaine étape… Voyons voir, nous sommes le 24 novembre et… Oh, mais… STAR WAAAAAAAARS (même si j’en attends pas grand chose, je le confesse).