Ça n’a beau arriver que très rarement désormais, je m’achète parfois des jeux sur un coup de tête. Sans forcément en avoir entendu parler avant, mais une vidéo, une DA, un concept me parle et hop, le jeu finit dans le panier.

C’est à peu près le cas de Stories : The Path Of Destinies dont nous allons parler aujourd’hui. Je me rappelle en avoir vaguement vu quelques éléments avant sa sortie. Je trouvais les graphismes sympa comme tout, mettant en scène un renard dans un univers médiéval, à la sauce hack’n’slash.

Bon, dix minutes après, je l’avais oublié, mais le jeu a su se rappeler à mon bon souvenir lors d’une promo récente sur le PS Store. C’est après avoir vu le trailer du jeu que j’ai décidé de craquer. Verdict sans spoiler aucun.

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Tout d’abord, plantons le décor, Reynardo est un brigand ayant pas mal bourlingué qui évolue dans un univers heroic-fantasy composé d’animaux antropomorphes. Il sera ici question de rébellion contre un Empire dirigé par un roi grenouille. Sans être l’invention du siècle, ce petit univers a un côté bucolique et féérique, empruntant par moment l’univers graphique d’un Torchlight 2.

Point de monde ouvert ici, le héros doit effectuer après chaque stage un choix, le menant à un endroit ou un autre, à la recherche d’un objet ou d’une personne. Et c’est là l’une des deux originalités du jeu : de chaque choix découle un cheminement bien distinct, au terme duquel le joueur pourra éventuellement débloquer une des 24 fins possible.

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Il n’existe qu’une seule bonne fin, et celle-ci est déblocable une fois quatre indices cruciaux rassemblés. Le jeu compte donc énormément sur une rejouabilité atteignable via plusieurs éléments : le classique arbre de talent qui confère à notre héros une montée en puissance, un léger crafting des armes (rien de bien folichon, si ce n’est que les épées permettent d’ouvrir des passages différents), des parties assez courtes (une fin s’atteint en environ une demi-heure à une heure peut-être) et surtout un narrateur omniprésent.

Deuxième originalité, donc, ce narrateur occupe énormément d’espace. Ses lignes sont bien écrites, et souvent drôles, il intervient tout au long du jeu (et double tous les personnages, zou, une dépense en moins) et notamment quand le joueur s’amuse à casser des choses. Dans l’idée, ce narrateur m’a vaguement rappelé celui de The Stanley Parable, même si ce-dernier avait une interaction beaucoup plus poussée avec le joueur.

Le jeu propose ces quelques idées originales qui, malheureusement, se heurtent à un possible manque de moyens. Ainsi les niveaux deviennent rapidement répétitifs (il n’y en a qu’une demi-douzaine) et ce malgré la possibilité de passages différents. Les combats sont dynamiques et efficaces mais tournent facilement en rond, Reynardo devenant rapidement très puissant, heureusement qu’on peut compter sur le narrateur pour les ponctuer. Et il n’y a aucun boss, seulement cinq types d’ennemis différents.

Et, peut-être le plus dommage, ce jeu basé sur la rejouabilité perd globalement son intérêt une fois la vraie fin trouvée. Et ça peut arriver rapidement ! J’ai personnellement du avoir 6 ou 7 fins distinctes avant de débloquer la bonne… Et je n’y ai plus retouché par la suite. En sachant qu’il me reste donc environ 17 fins à trouver…

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Cela dit, il faut voir ce Stories : The Path of Destinies comme une ébauche de quelque chose de plus grand. Le monde dans lequel évolue Reynardo pourrait totalement faire l’objet d’un autre jeu, peut-être avec une histoire axée autrement que sur la répétition, peut-être en open-world ou en beat’em all plus strict dont il emprunte beaucoup au genre. Il y a réellement de quoi faire, et je pense que Spearhead tient une licence très prometteuse, en espérant qu’ils aient plus de moyens pour une suite éventuelle.