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Alex Effect est un homme de passions. Si la source de ses inspirations concernant les TFGA reste le plus souvent inconnue, il m’avouait récemment – les larmes aux yeux – que le thème du mois fut déterminé à l’écoute de Bonnie Tyler, plus précisément « Holding out for a héraut ».

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C’est dans la moiteur d’un samedi enfiévré de juillet, assommé par la chaleur et par un mojito-grenadine un peu trop relevé, qu’il se décidait à coucher sur papier l’intitulé du TFGA du mois : les hérauts du genre.

Je vous laisse imaginer quelques instants la scène.

Sachez qu’il ne portait, à ce moment, que sa célèbre couche pour tout habit.

Savourez. Imprégnez-vous.

Pas trop non plus.

C’est bon ? On peut y aller ?

Bon, encore un petit instant, mais après, on décarre.

Bien. Place au TFGA.

Attardons-nous quelques instants sur la définition du mot « héraut », puisqu’il recèle de subtilités. D’après Mme Larousse, il s’agit d’une « personne qui annonce quelque événement remarquable ». Elle indique en outre que le héraut était, « en Grèce et à Rome, messager chargé de porter les ordres du prince, de faire les annonces dans les assemblées et de déclarer la guerre ».

Bref, concrètement, le héraut est l’annonciateur de choses potentiellement hors du commun. Et comme je suis un individu bas du front, je vais donc axer mon top sur cette idée : l’annonce*

Numéro 5 : Metal Gear Solid 3 – Snake Eater.

A partir du moment où j’ai compris que MGS 3 ne serait en aucun cas la suite directe de MGS 2, mon intérêt a particulièrement chuté. Et même des années plus tard, je le dis haut et fort : je ne l’aime pas. Il s’agit du seul MGS que je n’ai jamais fini.

Pourtant, il avait proposé des trailers riches et prenants, notamment celui-là qui s’accompagne d’une musique que j’adore.

Une vraie maîtrise, une leçon en la matière et c’est ce que je retiendrai de ce jeu : sa bande-annonce.

 Numéro 4 : La Nintendo Switch.

Indépendamment de ce que l’on en pense maintenant, l’annonce de la Switch par Nintendo a été une véritable surprise. Le concept même de la console hybride portable-salon avec ses manettes modulables, réhaussé par la promesse d’exclusivités Nintendo et du soutien des tiers était à même de vendre du rêve.

L’annonce par Nintendo a été parfaitement huilée, de la petite vidéo conviviale, à la date de sortie assez proche finalement, tout en assurant la présence d’un Zelda au lancement, c’était impeccable sur le plan marketing.

Les chiffres ne mentent d’ailleurs pas, la console s’est vendue comme des petits pains, avec pénuries à la clef. Il semblerait que l’effet soit exacerbé au Japon, au point que les revendeurs ont dû mettre en place un système de loterie pour permettre aux heureux gagnants d’avoir l’opportunité d’acheter la console. Oui, madame, comme je vous le dis.

Cette anecdote rentre, à mon sens, dans ce phénomène d’annonce qui rend la console extraordinaire (après, si on se penche sur la réalité, mon avis est un poil plus mesuré, hein, c’est juste pour rester dans le thème).

Numéro 3 : Sonic.

Pas de cas réellement ciblé pour Sonic, tant je trouve que la plupart des premières annonces de chaque opus est réussie.

Et si on devait accoler un mot à ce brave hérisson, ce serait sans aucun doute « persévérance ».

Avec, à chaque fois, une démarche de repenti, Sonic s’élance dans des promesses qui jouent sur la corde sensible de votre serviteur. Le dernier en date étant évidemment Sonic Mania qui promettait un retour à la qualité d’origine (comme Sonic 4, on a vu ce que ça a donné), mais en recyclant des niveaux déjà vus auparavant (comme Sonic 4, on a vu ce que ça a donné).

Le verdict à son sujet est éminemment positif, comme je l’ai crié à multiples reprises sur Twitter.

Numéro 2 : Diablo 3.

Je me souviendrai longtemps de l’annonce de Diablo 3 : je ne l’ai pas vécue en direct.

C’était lors de l’été 2008, je travaillais dans les cuisines d’un Quick lyonnais et c’est un copain qui suivait la conférence de Blizzard qui m’a live-smsé l’affaire. Pour mémoire, l’attente était à son comble : un teasing sous forme d’image se dévoilant jour après jour avait eu lieu pendant un petit moment auparavant.

Je me rappelle encore de ce sms : « C’EST DIABLO 3 !! ». Court, efficace, j’ai fait cramer tous les steaks de mes Omar et Fred, dis donc (les hamburgers spéciaux de cette période-là, le Omar était super bon d’ailleurs, mais passons).

Bref, il m’a un peu raconté le trailer et une fois rentré chez moi, je me suis posé devant. La musique, le retour d’une de mes licences phares, une jouissance absolue. Merci Blizzard, ça, c’était la frappe, comme disent les jeunes. D’autant que ça a rapidement été accompagné de gameplay. Roooh…

Numéro 1 : World of Warcraft – Wrath of the Lich King.

Je pense qu’il est inutile de revenir sur mon rapport (malsain) à Warcraft. Burning Crusade, la première extension, avait apporté son lot de petits bonheurs (deux nouvelles races, un nouveau continent, dix niveaux supplémentaires, …) et de déceptions (le stuff disco, un lore pas toujours palpitant, …). Alors quand la deuxième extension fut annoncée et qu’on a découvert qu’il allait falloir affronter Northrend et le Roi Liche, j’aime autant vous dire que j’en ai mordu mon bureau de frénésie.

Jugez plutôt avec ce trailer.

Alors? N’importe quel joueur de Warcraft 3 était excité après ça, non seulement on revoyait Arthas, mais on allait même devenir un Chevalier de la Mort ! L’annonce était d’ailleurs tournée de telle façon qu’elle avait semée la confusion auprès des joueurs : allait-il falloir abandonner notre personnage pour qu’il devienne un serviteur du Roi Liche ? Après une longue série de quêtes ? Serait-ce difficile ?

Au final, il suffisait simplement d’avoir au moins un personnage d’un certain niveau pour permettre la création d’un Chevalier de la Mort à part entière, ça n’a pas le même panache, mais ça marche aussi bien !

All must serve the one true king.


Eh bien, c’est tout pour aujourd’hui! La prochaine itération se tiendra dans deux mois, mais on reparlera jeux vidéo d’ici quelques jours pour un nouvel article sur un jeu qui m’a volé de nombreuses heures de vie depuis plusieurs mois. A bientôt!

 

*Si jamais mon TFGA s’éloigne trop du modèle originel, il est fort probable que j’en fasse un second plus raccord avec celui d’Alex.

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