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Je crois qu’on est un certain nombre à avoir connu la fameuse période dorée de Game One où se côtoyaient animateurs de talent, émissions géniales et japanimations qui déchirent (coucou Trigun, je t’aime, tu es parfait, reviens).

S’il est une chose qui ressort de cette époque, je crois qu’on sera tous d’accord pour dire qu’il s’agit du Level One de Marcus. De manière générale, il présentait le début d’un jeu au cours d’une émission.

C’est cette idée que je vais essayer de reprendre et détourner en parlant du premier épisode de séries que j’avais envie de découvrir… Et la conclusion que j’en tire.

On m’opposera avec raison qu’une série (ou une saison) ne se mesure pas à la qualité de son pilote. J’en ai bien conscience et je suis totalement d’accord, malheureusement l’emploi du temps d’une famille est tel que je n’ai plus ni le temps, ni l’envie de m’attarder sur 6×50 minutes pour voir enfin l’intrigue décoller.

Alors pour inaugurer et illustrer mon propos, il me semble tout à fait opportun de commencer par…

DRAGON BALL SUPER

(garantie sans spoiler, si vous avez vu Battle of Gods. Et encore, c’est léger).

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Rien que ça, mes amis. Environ vingt ans après m’être arraché les cheveux de désespoir (et quinze ans après m’être crevé les yeux de dégoût, merci DBGT), Dragon Ball Super débarque comme le messie.

Et tout ça avec une hypocrisie collective dont je suis moi-même un vecteur : DBGT était naze, les derniers films étaient au mieux passables (et au pire un coup de pied sur un fan à terre). Pourquoi DBS s’en sortirait mieux ?

La promesse d’avoir Toriyama aux commandes n’est pas forcément gage de qualité, le petit père avait déjà mis la main à la pâte dans la production de « Sangoku et ses amis sont de retour ». Ah oui, comme je le disais sur Twitter il y a peu, je dis « Sangoku ». Je dis aussi « Sangohan ». Et évidemment « Sangoten ». Inutile de me jeter des pierres, je me suis déjà téléporté.

Bref, voici que débarque le premier épisode de Dragon Ball Super. Les quelques informations qu’on a eu posent un contexte : nous nous retrouvons aux lendemains de la défaite de Majin Buu, ça, c’est très bien, c’est ce qu’on a toujours voulu.

Mais… On a également su que les premiers temps de Dragon Ball Super seraient une redite de Battle of Gods et de la Résurrection de Freezer ! C’est ainsi qu’on retrouve Beerus et Whis dans une scène relativement familière où le premier décide de la survie d’une planète en goûtant des plats.

Petite déception de ce côté, on attendait DBS avec impatience, se prendre une histoire déjà connue s’apparente plus à de la paresse qu’à autre chose, c’est dommage. J’avais trouvé Beerus assez sympa dans le film (même si doté d’une puissance totalement abusée), mais si on doit reprendre à zéro une histoire déjà racontée, je crains une certaine lassitude de l’audience.

Dragon Ball connaît un succès infaillible depuis des dizaines d’années, Battle of Gods a forcément déjà été vu par beaucoup de fans, baser un début de série sur une histoire déjà vue (et achevée !) risque de décevoir.

Pour ma part, j’étais content de revoir pas mal de visages connus (malgré quelques absences assourdissantes) et ce premier épisode reste très léger, en s’appuyant sur la facette comique de Dragon Ball. L’animation, les décors, tout reste dans la veine de ce qu’on a déjà connu. Un début sympa qui donne envie de voir la suite tant on se sent à la maison. Maintenant, mettez Vegeta en train de tataner avec classe du malandrin et qui sauve la planète, il mérite bien d’avoir sa véritable heure de gloire depuis le temps.

Vivement dimanche !