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Aujourd’hui, j’ai vu Ant-Man ! L’exercice promet d’être délicat, mais je vais faire ma critique sans en dire trop: pas de spoilers, promis-juré!

Hé, y a Mike de Friends. Olol.

Hé, y a Mike de Friends. Olol.

Autant être honnête, Ant-Man s’annonçait comme un mauvais Marvel, je m’attendais à un film vraiment pas drôle et droit dans ses bottes, bien trop dans les clous.

La toute première bande-annonce était dans ce sens, la deuxième redressait mollement le tir. Pourtant, les premières critiques tombant, il m’a semblé que je devais quand même donner sa chance au dernier épisode de la Phase II de Marvel.

Et force est d’admettre que je m’étais trompé : Ant-Man, s’il n’est pas mon adaptation favorite est pourtant une bonne surprise. Il souffrait à mes yeux d’un défaut similaire à Iron Man à l’époque : je ne porte pas ce super-héros dans mon coeur, quand il s’agit d’Hank Pym, et je ne connais pas la version Scott Lang. En ajoutant les fameux trailers cités, ça n’était pas franchement gagné, en ce qui me concerne.

Pourtant, Peyton Reed s’en est bien sorti en prenant la suite d’Edgar Wright. Je ne suis pas spécialement amateur de ce-dernier (j’ai pas aimé Shaun of the dead, désolé) et le fait qu’il passe à la trappe ne m’a fait ni chaud ni froid.

Pour entrer directement dans le vif du sujet, on se trouve à nouveau avec un film estampillé « Origins » où un mec va se retrouver aux manettes d’une combinaison le faisant rétrécir et lui permettant de communiquer avec les fourmis. Le tout sur fond de casse dans une usine hyper-protégée avec les seconds couteaux comiques habituels (et parfois gentiment relous, mais on commence à avoir le pli).

Il n’y a, sur le papier, pas grand chose d’original à dénoter dans cette adaptation. Elle semble lisse et fournit son quota de blagounettes (dont un foutage de gueule sur les scènes larmoyantes que j’ai particulièrement apprécié) et de moments de bravoure. C’est ce qu’on attend d’un film comme ça.

Une des forces d’Ant-Man est de s’inscrire dans la continuité Marvel, aussi bien dans le style, que par son histoire. Les références sont nombreuses et certaines scènes dont je ne vous dirai rien donnent clairement des points au film. Ce sont ces scènes qui font particulièrement de bien et sont là comme pour rassurer le spectateur.

Mention spéciale à l’emploi du rétrécissement, très bien rendu et qui donne lieu à des séquences pour la plupart très bien tournées et pour certaines carrément jouissives. L’ensemble des acteurs s’en sort très bien et j’ai vraiment trouvé Paul Rudd convaincant et bien choisi. On a hâte de le voir au sein d’un film plus énorme (genre, très au hasard, Captain America 3 qui va être le meilleur film de tous les temps).

Bref, je vous le conseille, on a un petit nouveau dans le monde de moins en moins fermé des super-héros au cinéma et il serait dommage de bouder votre plaisir tant il est dans la lignée directe d’un Iron Man premier du nom : frais, léger, ce fameux sachet de marshmallow qu’on dévore avec plaisir.

Et toujours mieux qu’Amazing Spider-Man 2, Thor 2 ou Man of Steel. Et vlan.