Orléans, par une nuit sombre, un individu louche se rend sur un site louche. Un site visiblement à l’abandon depuis des mois. Il faut çà et là repousser quelques araignées qui y ont élu domicile, balayer un peu, ôter la poussière qui s’est accumulée, en étant maladroitement armé d’une faible lampe torche.

Ce nettoyage de fortune le pousse toutefois vers les fusibles qu’il trouve désactivés, un rapide coup de fil à son père pour savoir comment gérer ce problème insurmontable lui permet d’avoir de l’électricité. Une chance, les ampoules fonctionnent encore, il serait bien incapable de les changer aussi.

La pièce est désormais dégagée, éclairée, il peut contempler son travail et un mot lui vient en tête en imaginant ce qui s’ouvre devant lui : renaissance.

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A Orléans, Place du Martroi. Un signe.

Oui, renaissance. C’est un terme que vous pouvez également lire si vous vous rendez sur le blog d’Alex Effect. Ce bon sire, dans un élan de folie, a décidé de relancer (au moins pour une fois) son concept des TFGA, en n’employant que ce mot pour tout thème.

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SALUT VOUS.

La flamme est ravivée, et c’est avec humilité et joie que je vais participer à cette dernière édition. BEHOLD, MY TFGA.

Numéro 5 – Ultra Street Fighter 2 Edition Ex+ alpha Turbo Prime & Knuckles.

En parallèle de rééditions HD de plusieurs jeux dans une seule boîte, certains éditeurs trouvent tout aussi bien de pondre le même jeu depuis vingt ans, avec des ajouts assez stupides timides.

C’est quoi la différence entre un bon et un mauvais remaster ? La limite se situe en bonne partie au niveau du prix demandé. 40 euros, le Street Fighter 2 quand bien même il propose la version remixée, c’est définitivement non. Tout comme, dans un autre registre, Bayonetta à 20 euros en dématérialisé sur PC quand tu le trouves à 4 euros en physique partout sur PS3 ou X360, j’ai du mal.

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Toutefois, le prix ne fait évidemment pas tout, on se souvient aussi avec émotion du portage de Silent Hill 2 qui se voyait amputé, si ma mémoire est bonne, du célèbre brouillard censé dévorer la ville. Une belle ânerie.

Pourtant, il s’en trouvera bien pour acheter au prix fort, ça va marcher. Ils auraient mieux fait de s’inspirer des voisins.

Numéro 4 – Devil May Cry : DmC.

Lors d’un précédent TFGA, j’ai eu l’occasion de vous parler de DMC, c’est une série que j’apprécie particulièrement. Bourrin dans l’âme, j’ai par défaut une affection démesurée pour les bons beat’em-all et on est réellement bien servis par ces jeux-là.

L’intérêt principal du titre, outre son gameplay particulièrement savoureux dans le 3 et le 4, réside dans son héros, Dante. Grande gueule, taquin (c’est le moins qu’on puisse dire), doté de capacités démoniaques, il explose dès DMC 1 par son charisme et sa gouaille.

Si on évacue gentiment le 2, Dante garde ce caractère tout au long de ses apparitions, culminant dans le 3 (la cinématique d’ouverture est une tuerie).

Bref, on était tous très attachés à notre bad boy à cheveux blancs, alors quand Capcom a décidé de nous pondre un reboot/remake avec un Dante ressemblant à Nicola Sirkis et doublé (en français) par Anakin Skywalker. On a tous flippé.

Sauf que le jeu est génial. Le gameplay est solide et Dante, sous son relooking, n’a en fait rien perdu de son aura. Plus jeune, plus rebelle, plus borderline, le personnage n’hésite pas à faire des doigts d’honneur ou à employer un vocabulaire très fleuri (aussi usité par ses adversaires qui le menacent, entre autres, de « lui couper la tête et de chier dans son cou », ça n’est pas très cordial).

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Hem. Il a quand même une tête de gland.

Un renouveau réussi dont j’attendrais volontiers une suite. Ou un DMC 5, les deux m’iront.

Numéro 3 – Kingdom Hearts HD REMIX EDITION 2µ/3,14 & Knuckles.

Amateur de Kingdom Hearts dans les années 2000 (une autre époque), je m’étais fréquemment offusqué depuis de voir une timeline en jeu très morcelée et surtout impossible à appréhender pour qui n’avait pas toutes les consoles nécessaires. Playstation 2, Gameboy Advance, téléphone, DS, 3DS, autant de supports qu’il fallait pour espérer jouer à tous les épisodes et recoller les morceaux.

Tout cela, pour peu que vous soyez possesseur de Playstation 3 ou 4 (surtout 4, d’ailleurs) appartient au passé grâce aux compilations HD de tous les jeux de la saga, à l’exception notable de 358/2 Days et RE : Coded (lui-même remake de Coded) qui sont sous formes de cinématiques retravaillées avec le moteur de KH2. Il faut dire, au moins concernant RE : Coded, que le gameplay sur DS n’était pas super praticable.

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Bref, ces compilations permettent désormais de tout avoir à portée de main, et je suis de ces joueurs qui apprécient et accueillent avec bienveillance ce genre d’effort, même si je ne peux pas m’empêcher de trouver dommage que les joueurs Xbox One ou PC ne puissent en profiter (d’autant plus que Kingdom Hearts 3 a été annoncé comme étant multi plateformes).

Numéro 2  – The Legend of Zelda : Breath of the Wild.

Véritable fer de lance de la Switch et testament laissé à la Wii U, BotW se pose en véritable renouveau de la saga.

Il y a encore six mois, vous m’auriez dit que j’allais écrire un article sur un Zelda, je vous aurais ri au nez avant de vous cracher dessus et de vous enfermer dans ma cave. Je suis un homme mesuré.

Cette saga est synonyme pour moi d’incarner un clampin relou qui dit que des trucs relous au cours de combats relous, dans un monde relou, avec des donjons relous, pour sauver une princesse reloue d’un autre mec encore plus relou puisqu’il revient tout le temps à la charge (ledit mec doit se faire friendzoner en boucle, il en a gros, à n’en point douter).

Cependant, allez savoir quelle magie a opéré, mais la dernière itération de Zelda m’a intrigué, pire m’a ATTIRE. Et j’ai craqué. Je ne le regrette absolument pas, elle est (pour le moment) ma meilleure expérience d’un jeu sorti en 2017.

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Link évolue désormais dans un monde ouvert où tout s’offre à lui, libre au joueur de faire ce qu’il veut dans un univers vaste et coloré. Je lui reprocherai toutefois un bon nombre de défauts (surtout relatifs à la saga en elle-même, je n’aime ni les donjons, ni les énigmes, ni le fait de jouer un benêt), mais les développeurs ont su s’inspirer adroitement d’autres jeux pour créer le leur.

Et au final, BotW restera le premier (le seul ?) Zelda que j’aurai fini. J’en reste moi-même encore sur le séant un mois après.

Numéro 1 – La renaissance attendue.

En près de 25 ans de jeux, vous vous doutez probablement que j’ai pu toucher à pas mal de choses. Je me fais de temps en temps la remarque que telle icône de jeu pourrait bénéficier d’un lifting ou qu’il serait agréable de revoir telle licence.

En l’occurrence, il en est vaguement question (c’est au stade de rumeur), mais KOTOR fait parler de lui, reboot, remake, suite, on ne sait pas encore. Je suivrai en tout cas avec intérêt les évolutions de cette rumeur, s’il y en a.

Toujours dans l’univers Star Wars, j’aimerais beaucoup un retour du Pouvoir de la Force. Malheureusement, l’équipe en charge des deux premiers a été dissoute, mais l’espoir fait vivre.

En parlant de ça, je ne cracherais pas sur un retour des équipes en charge des grands jeux Disney des périodes 8-16 bits, ils comptent parmi les meilleurs de leurs consoles respectives et le succès du récent remake de Ducktales prouve bien qu’il y a une demande.

Mais pour rester dans le concret, saluons enfin les renaissances assurées de voir le jour, comme Bloodstained, développé par le papa des Castlevania sur GBA, DS (et l’indétrônable Symphony of the Night surtout), qui s’annonce par défaut comme un incontournable d’un genre laissé moribond après l’occidentalisation malheureuse de la licence. Ou encore Battle Princess Madelyn, véritable clone de Ghouls’n’Ghosts, le trailer suffit à me donner envie.

Quel beau média que le jeu vidéo. Quel vecteur de choix que le TFGA pour en parler, je te salue Alex et te remercie de nous avoir à nouveau donné l’occasion d’y revenir.

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