Dans sa grande mansuétude, Alex (loué soit son nom) a proposé de voter pour choisir le TFGA du mois. Trois options étaient soumises au juste suffrage de la plèbe et c’est évidemment (comme à l’échelle nationale) le mauvais goût qui l’a emporté.

 Dura lex, sed Alex, je me vois donc contraint de vous parler de « Nos amis, les bêtes », un thème qui m’en a touché une sans secouer l’autre. Pour reprendre une citation de CDZA : « Il en vient au registre animalier ! Je suis fait ! » (Masque de Mort face à Shiryu, si je ne m’abuse)

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 QU’A CELA NE TIENNE. Je vais orienter ça du point de vue des développeurs, c’est pourquoi il sera question des bestioles qui ont été choisies pour être protagonistes de jeu. Ouais.

 N° 5 – Whiplash.

 Qui parmi vous se souvient de Whiplash ?

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 Ben, moi non plus.

 Je me rappelle d’un jeu de plate-forme/action aux commandes d’un furet/belette/fouine vicelard(e) attaché(e) par une chaîne à un joli lapin blanc totalement indestructible qui sert de massue (et plus généralement de souffre-douleur).

 Le jeu en lui-même ne m’a pas laissé de souvenir impérissable, je crois n’avoir même pas bouclé l’histoire, sans toutefois me rappeler pourquoi.

 S’il a sa place ici, c’est bien parce que le postulat exposé plus haut est une excellente base pour un jeu à l’humour décapant et digne des Looney Tunes, avec cette fouine en colère. Mais bon, comme dans les faits je ne me souviens pas de grand-chose, il sera donc ma caution « originalité » du mois.

 Numéro 4 – Daxter.

 Seul personnage n’étant pas inspiré d’un réel animal ici (il est explicitement dit qu’il s’agit d’une « beloutre »), Daxter est également le seul membre du top à ne pas être un animal à la base, puisqu’il s’agit d’un humanoïde transformé en petit mammifère.

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 J’en avais parlé dans un autre TFGA, Daxter est la raison principale qui m’a fait m’accrocher à la saga Jak. Son héros titulaire étant soit muet dans le 1, soit con comme un balai dans les suites, il revenait à Daxter d’apporter un peu de sympathie dans ce monde de brutes (surtout à compter du 2).

 Alors, ok, Daxter passe pas mal de temps à râler et à paresser sur l’épaule de Jak (sauf dans son jeu dédié), mais il apporte suffisamment de fraîcheur à une trilogie en passe d’être oubliée.

 Numéro 3 – Donald.

 De tous les personnages entourant Mickey, Donald est mon préféré. J’en avais déjà parlé lors d’un TFGA précédent (au sujet de Kingdom Hearts) et il m’a semblé normal de lui redonner une place ce mois-ci, en bon canard qu’il est.

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 Le premier jeu qui me vient à l’esprit quand je pense à lui, c’est Quackshot. Véritable petit bijou vidéoludique, cet Indiana Jones chez Disney est un de mes must-have sur Megadrive où notre Donald, motivé par l’envie de richesse, part au quatre coins du globe.

 Les niveaux, les musiques, les énigmes (accessibles, même quand on ne pipe pas un mot d’anglais !), la durée de vie, tout est parfait et sur mesure. On tient le meilleur jeu mettant en scène Donald, suivi de près par les Kingdom Hearts et World of Illusion à mes yeux.

 Numéro 2 – Crash Bandicoot.

 Oui ! Le bandicoot existe vraiment ! Il s’agit d’un rongeur australien. Je l’ai appris dans Picsou Magazine avec la sortie de Crash Bandicoot 2, donc c’est vrai.

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 Les Crash version Naughty Dog, c’est une grande histoire d’amour et la certitude que le genre plate-forme, c’est ma came. Je concède n’avoir jamais fait le premier dans sa totalité (j’ai usé et abusé de mots de passe quand j’avais la flemme), mais j’ai essoré les deux d’après avec une passion démesurée (surtout le 3, d’ailleurs), ainsi que Crash Team Racing (ok, question plate-forme, on repassera).

 La saga Crash Bandicoot forme avec les Final Fantasy et Metal Gear Solid la crème des jeux Playstation 1. Les seuls à avoir si on a peu de place.

 Crash Bandicoot 1 est probablement le plus dur des trois, mais tous sont d’une longueur et d’un humour sans égal. Les morts de Crash, les niveaux variés, les courses en moto, jet-ski, ours polaire, les fuites éperdues… Tout ça pour lutter contre l’avarice du Dr. Cortex et de ses sbires qui ne veulent pas partager diamants et cristaux.

 Excusez-moi, je… Je vais relancer Crash Bandicoot 2 et je rev- Non ? Bon, je finis fissa.

 Numéro 1 – Sonic.

 A tout seigneur, tout honneur, je dois mes premiers émois vidéoludiques à un hérisson. Etait-ce le 1 ou le 2 ? Je ne me souviens plus réellement, toujours est-il que Sonic m’a longtemps accompagné par la suite et je relance encore très fréquemment un épisode quand l’envie me prend.

 Il mérite clairement sa première place juste pour ses premiers épisodes sur Megadrive, du premier au 3 & Knuckles (mon préféré), vestiges d’une époque dorée que ses développeurs n’ont jamais su faire perdurer.

 Ils ont bien essayé avec des opus oscillant entre le pas mal et le mauvais jusqu’à insulter les plus nostalgiques d’entre nous avec un Sonic 4 mou du genou et paresseux.

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Moi aussi je vais foutre des bandelettes sur mes godasses.

 En 2016, que reste-t-il de Sonic sur console ? De maigres jeux aux idées faiblardes ou médiocres et ça, messieurs-dames, c’est le plus gros gâchis de notre media favori. Sonic est devenu la tête d’affiche coûteuse de partenariats à peine fructueux avec Mario, une sorte d’acteur jadis rayonnant qui peine à trouver sa place désormais… En attendant un énième come-back désastreux de la boule bleue drapée dans son orgueil.

 Non, j’ai une poussière dans l’œil, merde.

 Et voilà ! Alors, mes p’tits amis, c’est le moment d’aller au lit. Sur ce, je vais rebrancher ma PS1.

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