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Eh bien voilà. Après de multiples trahisons sans autres saveurs que la dureté du sel, et 23 ans après Sonic & Knuckles, Sonic nous revient dans un épisode typé old-school à l’attention des plus nostalgiques d’entre nous.

L’idée est louable, tant les derniers épisodes ont fait couler plus de larmes que d’encre, mais il nous fallait être sur nos gardes – qui a oublié Sonic 4 ? – et conserver la tête froide.

Sonic-Mania-Xbox-One-screenshot-anime-intro_0

C’est donc la tête froide que j’ai acheté Sonic Mania dès qu’il était disponible et que je me suis jeté dessus la bave aux lèvres comme un taré. Le self-control, c’est primordial. Avis ci-dessous, à la bourre, mais vous comprenez, j’ai eu un rhume, ma poêle est restée sur le feu trop longtemps, ma voiture était mal garée, bref.

Reprenant donc la formule bénie de la période Megadrive, Sonic Mania se présente comme une suite qui aurait tout à fait pu sortir en 1995. Graphismes et musiques d’époque, le jeu se pare en outre d’une introduction animée rivalisant avec celle de Sonic CD. Bref, ça fleure bon les pogs, le jeu en catimini à 6h du matin et le Club Dorothée, tout ça.

Une fois la bête lancée, on se retrouve rapidement devant un menu bien connu des joueurs de Sonic 3, proposant plusieurs emplacements de sauvegarde pour vos parties aux commandes de Sonic, Tails ou Knuckles. A noter qu’il est aussi possible de faire une partie sans sauvegarde avec quelques paramètres originaux.

Chaque personnage retrouve ses capacités de Sonic 3 & Knuckles : Sonic peut sauter haut et faire une attaque-bouclier, Tails peut voler pendant un petit instant, Knuckles peut planer et grimper aux murs. L’occasion pour les développeurs de proposer des petites subtilités dans les niveaux suivant le personnage incarné. La maniabilité, la physique, c’est rigoureusement identique qu’en 1994, tout a été fait pour coller au maximum.

Sonic-Mania

Alors, concrètement, comment ça se présente tout ça ? Sonic Mania est le Sonic que nous attendions depuis 20 ans. Après toutes ces années à pester (que ça soit la presse ou les joueurs) sur ce que Sega faisait à sa mascotte, nous nous retrouvons exactement avec ce qu’on réclamait.

C’est un épisode à mi-chemin entre l’hommage et la suite. De nombreux niveaux (y compris bonus) sont tirés des épisodes précédents (du 1 à Knuckles) et relativement fidèles dans leur premier acte, en revanche, les développeurs se sont autorisé quelques extravagances dans le second acte des zones déjà connues, et c’est très chouette.

Les niveaux inédits ne dépareillent pas avec l’ensemble, mais j’émettrais tout de même quelques réserves sur les possibilités de faire du speedrun. Certains actes ne semblent absolument pas adaptés, et il m’est arrivé à plusieurs reprises de perdre à cause d’un Time Over implacable (10 minutes !).

On a aussi droit à quelques boss sortis d’outre-tombe, mais la majeure partie est originale, avec un gros coup de cœur pour l’inattendu final de la Zone 2, c’était très fort.

L’aventure est rythmée par des musiques déjà entendues, parfois modifiées, mais aussi de nouvelles pistes pour accompagner les niveaux inédits, les bosses, ou tout simplement le thème du jeu.

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Au final, Sonic Mania se voit comme le digne condensé de tout ce qu’on aimait chez Sonic dans les années 90 ; il n’innove en rien, mais on ne lui en veut pas un seul instant. Les tentatives précédentes ayant toutes (ou presque) rencontré un échec cuisant, j’ai été plus que ravi de retrouver un jeu dans la directe continuité de ce qui me faisait vibrer quand j’étais môme. C’est tout simplement le meilleur Sonic depuis Sonic & Knuckles à mes yeux.

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