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Depuis que je suis enfant, je suis friand de ces films, pas toujours de qualité égale, mettant en scène un héros dézinguant à lui seul une armada d’ennemis aussi anonymes que belliqueux (Terminator, Rambo, Die Hard, etc.) La plupart de ces films (pas tous, ok) étaient de surcroît empreint d’une certaine fierté américaine avec la suprématie qui va bien.

A ma connaissance, peu de jeux se sont aventurés sur ce terrain, il y a bien l’excellentissime Broforce, mais il s’apparente plus à de la parodie. S’il y en a peut-être d’autres (les Call of Duty, peut-être?) on peut désormais compter sur Tom Clancy’s Ghost Recon Wildlands, que nous abrègerons ici en GRW.

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Image prise chez lesilluminati.com

Puisque vous insistez, on va en parler tout de suite.

Petit avant-propos : je n’ai pas fini le jeu et je n’ai jamais joué à un autre épisode de la série, mais nul besoin de cela pour aujourd’hui.

Ne perdons pas plus de temps et posons les bases : dans une Bolivie fictive déchirée par une guerre opposant 3 factions (un cartel détenant le pouvoir dans le pays, une armée corrompue et des rebelles), ces bons vieux Etats-Unis trouvent un prétexte pour envoyer 4 clampins chargés de distribuer un peu de justice et de liberté dans ce monde de brutes à coup de grenades et de mitraillettes.

Le pitch est mauvais au possible et pour être tout à fait honnête à vous, je n’en sais pas beaucoup plus. Il y a bien quelques cinématiques mais je les ai zappées pour la plupart, parce que l’intérêt principal du titre n’est absolument pas là, non madame.

« Alors, quoi ? Crache le morceau, cette attente est insoutenable ! », vous entends-je. Fort bien. Sachez que le plus important, c’est l’amou-

Oups, mauvais dialogue.

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Capture made by Ubisoft.

Non, le point fort de GRW réside dans son mode coopératif. Le jeu en lui-même est un vaste open-world made by Ubisoft (comprenez : c’est joli, c’est grand, c’est à peu près varié, y’a plein de points sur la carte, mais niveau interactions, c’est zéro pointé, et on a droit à quelques bugs sympas en bonus) ; et il vous est proposé de le parcourir dès le départ avec trois autres joueurs.

Alors que fait-on dans cette Bolivie en proie à la criminalité, quand on est entre 2 et 4 et qu’on a des munitions à utiliser ?

De prime abord, on admire les lieux. Les décors s’étalent à perte de vue, avec de jolis effets de lumière, de pluie et de vent, la nuit (surtout) comme le jour. C’est bien, c’est beau, c’est bolivien.

Une fois ceci fait, on se dirige en bande vers un point donné et le schéma ne varie que peu : soit on doit infiltrer un point pour obtenir des informations ou dézinguer un/des mec(s), soit on doit défendre un endroit envahi de tous côtés, il peut aussi nous arriver de dérober un avion ou d’attaquer un convoi.

Dans tous les cas, les approches sont laissées aux joueurs, vont-ils préférer une confrontation directe et brutale à grand renfort de mortier, avec le risque potentiel de se faire déchirer le séant ? Ou privilégier une préparation tactique en optant pour une reconnaissance des lieux à l’aide d’un drone, permettant ainsi de déceler les positions des ennemis et – pourquoi pas – une ouverture laissée sans surveillance dans un camp ?

Les opportunités sont multiples quand le monde est ouvert et qu’il nous est possible de donner un assaut depuis n’importe quel côté d’une base ennemie (bon, sauf celles entourées de hauts murs, naturellement). Léger regret sur la question, le peu de dégâts que peuvent occasionner les explosifs. On aurait pu espérer qu’un pain de C4 soit la solution adaptée à une enceinte afin de créer une brèche, mais non. Dommage quand on sait que les décors destructibles se faisaient déjà sur Red Faction, mais je suppose que ça simplifierait trop le jeu.

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Capture made by Ubisoft.

Pour ma part, j’ai élevé au rang de discipline olympique une stratégie déjà longuement éprouvée dans Metal Gear Solid V (dont le gameplay n’est d’ailleurs pas si éloigné) : la reconnaissance quasi complète d’une zone à attaquer, suivie de quelques éliminations discrètes et fines, juste avant de… me faire repérer avec perte et fracas, causer une alerte générale et me frayer un chemin jusqu’à l’objectif à l’aide d’un lance-grenades, non sans avoir été mis à terre et sauvé par un co-équipier au moins une fois (et réciproquement). Good times.

Vous comprendrez aisément quelles aventures cela peut être à partir du moment où l’on joue en coopération avec d’autres joueurs, surtout quand on se retrouve face à une mission où l’on ne doit être repéré sous aucun prétexte (Foine, Dehell, big up à vous). Les nombreuses tentatives, parsemées de rires, d’incompréhensions et d’auto-sabordages côtoient les passages où l’on mitraille à tout va un convoi que l’on poursuit en mini-van ou en hélicoptère.

C’est dès lors un véritable plaisir de planifier un assaut avec des joueurs et voir comme l’attaque se déroule (souvent avec explosions et décès de nos avatars), d’autant plus que si nos armes à feu ne font aucun mal à nos alliés, il n’en va pas de même pour les explosifs. De quoi faire de bonnes blagues aux potes.

Le plaisir a beau parfois être entaché par un ennemi qui voit (et tire) à travers le béton armé ou une voiture qui se téléporte, on y revient avec entrain.

En somme, on retrouve avec Ghost Recon Wildlands le bonheur enfantin de jouer avec les figurines d’Action Man auxquelles on faisait vivre de folles aventures. Une saine régression, avec les copains en bonus. C’était, pour ma part, inattendu, et c’est vraiment très agréable.

Foine me souffle un mot, au loin… « PUBG »… Noooooon…