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Oh salut Twitter !

Putain, mais comment je vais commencer cet article de mer

Bon. Parlons peu, parlons cinéma, si vous le voulez bien. J’ai eu l’occasion d’y aller trois fois récemment, pour voir Spider-Man – Homecoming, Baby Driver et Valerian et la Cité des mille planètes, et je vous en propose une mini review aujourd’hui.

Spider-Man – Homecoming.

49ème film estampillé Marvel, 18ème reboot de la licence au cinéma en trois ans, ce Homecoming jouait assez gros. Il s’en sort plutôt pas mal, il faut bien l’avouer. Il reste assez convenu au regard des productions du MCU et finalement peu surprenant, mais il a pour lui quelques qualités sûres. La première d’entre elle, c’est d’installer (durablement, on l’espère) Spider-Man dans l’univers de Tony Stark et ses copains. Je ne vous ferai pas l’affront de vous rappeler que ça n’était pas le cas jusqu’à lors. En parlant de rappel, deuxième qualité plus que bienvenue : on ne nous fait plus chier, pardon, on ne nous emmerde plus… La génèse vue, revue, rerevue de Peter Parker est gentiment éludée, et on remercie Marvel.

Cela amène à la troisième qualité, qui est totalement subjective pour le coup : le pathos est très largement diminué. Exacerbé chez Raimi (Maguire est constamment ouin-ouin), il était déjà un peu plus dilué chez Webb (qui a compensé en faisant de Peter un jeune cool en skateboard, berk), pour être enfin (à peu près, restons lucides) intelligemment mesuré chez Watts. Ce n’était pas trop tôt.

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Ce Spider-Man-là est, je trouve, bien mieux réussi que les précédents, il a la bougeotte, l’aisance physique nécessaire, il parle tout le temps, au risque d’en devenir parfois un peu envahissant mais l’ensemble marche plutôt bien.

Toutefois, on ne manquera pas de noter un rythme irrégulier, des personnages pas toujours inspirés (c’est quoi, ce Flash tout naze ?), un méchant passable (dont la prestance déjà assez relative est achevée par une révélation tardive aussi inattendue que lourdingue) incarné par Michael Keaton qui fait ce qu’il peut avec ce qu’il a et des scènes d’action parfois peu lisibles.

Enfin, c’est avec plaisir que je retrouverai Tom Holland en Tisseur dans Avengers 3, vivement !

Baby Driver.

Objet imprévu dans mon paysage cinématographique, Baby Driver s’est imposé à moi comme un incontournable estival, notamment grâce à l’article de M. Koala (disponible en dvd, blu-ray et VOD en cliquant ici).

Je dois concéder que je ne suis pas un gros mordu du style Wright, Shaun of the Dead et Scott Pilgrim sont mes seules fenêtres sur le travail de cet homme et je n’ai été convaincu que par le style général du second (les zombies, j’aime pas ça, Michael Cera, j’aime pas ça).

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Eh bien, je m’efforcerai de réparer mon erreur : Baby Driver était formidable. Je lui reprocherais uniquement un ou deux passages à vide dispensables et  – éventuellement – téléphonés, mais c’est bien peu face à une bande-son parfaite magnifiquement rehaussée par une action mise à son service, des acteurs dirigés à la perfection, pas une fausse note dans ce casting où chacun remplit son rôle à merveille.

Le film est une déclaration d’amour multiple. A la musique évidemment, véritable personnage qui ne quitte jamais longtemps l’action. Aux bolides, aussi divers que variés, on leur offre de solides scènes de courses. Aux acteurs pour qui Wright a composé des rôles sur mesures. Même ces petits personnages qui n’apparaissent que le temps de quelques minutes semblent avoir une consistance, une personnalité, une vie, c’est très finement joué, à plus d’un titre.

Valerian et la Cité des mille planètes

Je sais qu’il est de bon ton depuis quelques années de pratiquer le Besson-bashing. Pour ma part, je me suis toujours abstenu de participer pour plusieurs raisons, je n’ai vu que 3 films de lui (le Grand bleu, Léon, le Cinquième élement), j’en ai apprécié deux sur trois (désolé, Mayol, tu es le maillon faible) ; et, mine de rien, j’aime assez qu’un frenchie s’efforce de hisser le cinéma national vers autre chose que les comédies lourdingues ou les drames pathos, en ayant les blockbusters américains dans le viseur.

De prime abord, Valerian ne m’enchantait guère, les premières images semblaient tout droit repompées de Mass Effect, je n’avais jamais lu la bande-dessinée, Dane DeHaan comme Cara Delevingne ne m’intéressaient pas et puis, bêtement, Luc Besson n’est tout simplement pas un cinéaste qui m’allume au point de m’extasier dès que je vois son nom.

Toutefois, les trailers ont fini par susciter ma curiosité à force de les voir ici et là, et, surtout, la prétendue inspiration de George Lucas trouvée chez Valerian pour plusieurs éléments de Star Wars a achevé de me convaincre.

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En sortant de la salle, j’étais convaincu d’avoir passé un bon moment de façon générale. Si je ne saurais me prononcer quant à la fidélité à l’œuvre initiale que je n’ai toujours pas lue, il y a toutefois pas mal de faiblesses.

Dane DeHaan est assez inégal, se présentant comme une sorte de Han Solo loyal-good du pauvre, il n’en a pas la carrure et, s’il n’est pas désagréable pour autant, je le trouve assez décalé dans ce rôle. Clive Owen cachetonne et offre une prestation sans relief et caricaturale au possible.

Par opposition, on gardera en mémoire Cara Delevingne et Rihanna dont je n’attendais rien et qui s’en sortent parfaitement bien, et quelques caméos d’acteurs en roue libre, c’est toujours sympa.

Valerian souffre peut-être aussi d’un aspect too much concernant ses Mille planètes, beaucoup d’informations visuelles sont à intégrer ainsi que des noms de lieux, de personnages, je suis ressorti de là en ayant totalement oublié le nom du personnage de Clive Owen, des triplés à trompes et je suis certain d’être passé à côté de pas mal de choses tant Besson a établi un univers fourmillant de détails.

Ah, ça, c’est une réussite. Les effets spéciaux, hérités de Cameron, sont formidables. Il y a un côté Star Wars prélogie en beau, en plus coloré. Comme dit sur le net, on retrouve quelques similitudes plus que troublantes dans les lieux ou les véhicules (Faucon Millenium-bis, Tatooine, Coruscant), mais Valerian a sa propre identité par le biais de ses races extraterrestres, ses armes, son ambiance, son humour.

Il a de solides qualités qui seront peut-être un peu éclipsée par ce côté gargantuesque (suivant vos goûts), où les décors défilent, l’action aussi, tout comme les personnages, tel un jeu vidéo finalement, impression renforcée par ces quelques passages où on suit Valerian qui court de près, façon TPS.

Je lui souhaite d’avoir une suite, à titre purement égoïste parce que j’aime le space opera, que nous gagnons un solide émissaire cocorico dans le genre, et pour transformer l’essai que je vois en demi-teinte parmi les critiques.

Quoiqu’il en soit, pour le moment, je crois pouvoir dire que j’aime bien l’été 2017 au cinéma, rafraichissant, cool. Un plaisir.