A force de menaces, impliquant (entre autres) des sévices sur ses orteils à l’aide d’une plume d’autruche, Alex Effect, gérant du blog au nom original d’Alex Effect, a entendu nos desiderata, peuple des Internets.

Le TFGA (Top Five Games Addict) est de retour, et ce tous les mo- TOUS LES DEUX MOIS ? Attendez, il y a erreur, je vais envoyer des émissaires « discuter » avec M. Effect, il y a forcément méprise.

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En attendant que les choses soient rectifiées, attardons-nous sur le thème du mois de juin : « Hype et des raisons ». Ouais.

Numéro 5 – Hype sans conscience n’est que ruine de l’âme.

Bon. C’est de notoriété publique, je fais partie des quelques consommateurs qui jugent s’être fait emplumés sur la New 3DS. Jadis propriétaire d’une 3DS originelle, je fus très enthousiaste quand un modèle successeur avait été annoncé.

Ecran plus grand, une barbe, des gâchettes qui marchent, une barbe, un stick à droite, une barbe, des jeux exclusifs, une barbe, plus de puissance.

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You were the Chosen One.

Elle semblait à la frontière d’être une console à part entière, finalement, et c’est ce qui m’a séduit, d’autant plus que – comme évoqué juste au-dessus – ma 3DS d’alors yoyotait sévèrement de la touffe.

Las, désormais je puis dire que ce fut une erreur. Les beaux jours de la 3DS étaient en fait derrière elle, à mon goût, et je n’ai rien trouvé à me mettre sous la dent. C’était d’autant plus irritant que niveau jeux en exclus, c’est le désert.

Heureusement, avec la Switch, on-

Numéro 4 – La hype m’a tuer.  

De mémoire de joueur, je crois que Metal Gear Solid 2 – Sons of Liberty est le premier jeu pour lequel j’ai fait montre de moutonisation à l’état brut, en achetant un jeu juste pour avoir sa démo.

Zone of the Enders, autre création d’Hideo Kojima, était en effet accompagné d’une partie du prologue de MGS2 et c’est cette galette qui m’avait motivé à acheter un jeu dont je n’avais pas grand-chose à faire.

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Je vous laisse imaginer ma réaction quand j’ai découvert que la boîte ne contenait que le dvd du jeu et pas celui de la démo. J’ai eu beau chercher dans les menus de ZoE, rien à faire, la démo restait introuvable et c’est un vendeur peu compatissant qui m’a fait comprendre que je pouvais me la mettre derrière l’oreille.

Ça m’a toutefois permis de découvrir ZoE qui était au final un jeu tout à fait… oubliable et sans intérêt. Vraiment un achat formidable.

L’histoire se finit bien, j’ai pu avoir la fameuse démo dans le magazine officiel de Playstation et MGS 2 est à ce jour le premier jeu que j’ai acheté day one (sans réservation, j’ai réussi à avoir le dernier exemplaire dans la dernière boutique qu’il me restait à faire. Ouf).

Enfin, c’était sans compter l’apparition de Raiden, dont j’ai déjà parlé en ces murs, qui a été vécue comme une belle enfilade de prime abord. La hype s’était bien retournée contre moi, à nouveau.

Numéro 3 – La hype mise à rude épreuve.

Eternel inconsolé devant ce qu’est devenue la licence Castlevania à partir de la mise à l’écart de Koji Igarashi, l’annonce de Bloodstained – Ritual of The Night a ressuscité tous mes espoirs. Apparemment entouré d’une solide équipe, avec la volonté de proposer quelque chose d’encore plus fort que Symphony of the Night, il était permis d’avoir des attentes élevées.

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Le problème, c’est que lesdites attentes ont été un peu refroidies avec le récent E3. Des phases de gameplay ont été diffusées, montrant une héroïne assez lente et pataude, en décalage avec le décor. S’il en faut plus pour éteindre la flamme qui m’habite et que je l’attends toujours de pied ferme, force est d’admettre que Bloodstained ne s’annonce plus aussi incontournable que ce que j’imaginais.

Le jeu sort dans moins d’un an, ça laisse du temps pour redresser le tir. Croisons les doigts.

Numéro 2 – La hype qu’on n’attendait pas.

Comme chacun sait, mon emploi du temps familial laisse moins de temps que ce que je voudrais au loisir vidéoludique. Une des conséquences principales est le décalage avec lequel je découvre des titres que j’avais totalement ignoré pour x raison (désintérêt du moment, méconnaissance globale, préjugés honteux). Parmi ces titres, j’en distingue deux majeurs, issus de chez Naughty Dog : The Last of Us et Uncharted 4.

Le premier m’a été fortement recommandé par Alex et Tiphanie. Alors que je m’attendais à un jeu flippant et qui mettrait mes nerfs à rudes épreuves, j’ai eu droit à un jeu frustrant à jouer, mais terriblement efficace sur le plan des émotions. Il me semble n’avoir jamais ressenti autant d’empathie pour des personnages avant Joël et Ellie dont l’aventure (longue) est parsemée d’embûches.

L’attachement aux personnages est d’ailleurs la marque de Naughty Dog, Uncharted 4 (généreusement prêté par… Alex et Tiphanie) en est la preuve concrète puisqu’en dépit de ce que je reproche à la saga, je l’ai commencé avec le bonheur de retrouver Nathan et Elena, un de mes duos favoris.

L’aventure est devenue plus mature et grave, l’humour plus discret, mais à l’heure où j’écris (j’en suis au chapitre 14), je passe un très bon moment, bien meilleur que sur les précédents qui se cantonnaient dans des phases de gunfights forcés et rébarbatifs. Uncharted 4 est vraiment l’épisode le plus abouti sur tous les plans et je suis heureux de l’avoir commencé, finalement.

Autre type de hype inattendue, celle sur un jeu tiré d’une saga dont je n’ai rigoureusement rien à faire en temps normal, mais qui, pour une fois, fonctionne. Vous aurez naturellement compris qu’il s’agit là de The Legend of Zelda – Breath of The Wild dont j’ai parlé lors du dernier TFGA et qui mérite à nouveau une petite place ici.

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Numéro 1 – La hype à œillères.

A l’instar du cinéma où je suis programmé pour aller voir un film de super-héros ou un Star Wars de façon automatique, il existe des licences qui me font abandonner tout sens critique et que je suis avec passion et démesure. Deux, en l’occurrence : Diablo et Warcraft.

Il suffit simplement qu’une de ces séries sorte un nouveau jeu et j’en serai par défaut.

Diablo Dancing ? Pas de problème. Cooking Mamarthas ? J’accours. Professeur Layton vs Vol’Jin ? Prenez mon argent. Une extension ridicule ne proposant (d’intéressant) qu’une classe supplémentaire dans Diablo 3 à 14,99 € sortant la semaine prochaine ? Mais mon paypal est à votre disposition.

C’est ainsi que je me retrouve par défaut à acheter chaque extension de World of Warcraft, qu’Heroes of the Storm est – sur le papier – une licence en or, et que je trouve Diablo 3 excellent depuis le premier jour (des œillères, vous disais-je). Si mes moyens le permettaient, j’aurais l’intégralité des goodies et produits dérivés qui vont avec.

Vous comprendrez aisément dans quel état m’a mis la récente rumeur d’un Warcraft 3 et d’un Diablo 2 remasterisés.

Et bien voilà qui signe la fin de ce TFGA. Il me revient en mémoire ces fameuses règles à respecter lorsqu’on rédige une conclusion en Histoire ou en Philosophie (période Bac oblige), à savoir : terminer le devoir sur une ouverture. Le thème du mois a un écho tout trouvé avec le récent E3 avec bon nombre de jeux attendus par le public. Pour ma part, je retiendrai surtout Dragon Ball Fighters Z, par Arc System, qui a toutes les cartes en main pour devenir un des meilleurs jeux tirés du manga, voire du genre. Vivement.

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