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Sur ce coup, j’admets que je suis ultra prévisible. Après avoir bouclé Broforce, il m’a fallu une autre dose d’action heroes. Et quoi de mieux, pour rester dans la continuité, que The Expendables pour ça ?

 Ayant vu le premier, il y a quelques années désormais (et j’avais pris le film pour ce qu’il était : un gros délire qui tâche entre potes), il m’a semblé qu’il était temps de voir le deuxième. C’est désormais chose faite et voici ce que j’en pense, sans spoiler.

 

Le film s’ouvre, à l’image du premier, sur une mission mettant en scène nos Expendables, toujours menés vaillamment par l’oxydé Barney Ross (Sylvester Stallone, la moustache au vent). L’équipe s’est agrandie d’un membre jeune, beau et fort, Billy, sniper de son état (et frère de Thor dans la vraie vie, quelle famille).

 Ce prologue est l’occasion de montrer d’emblées ce qu’on attend d’un tel film : des boums, de l’action, des poursuites et un tantinet de suspense. Pour tout ça, The Expendables 2 n’est pas chiche. A l’exception de quelques moments d’accalmie, ça bourrine sévère dans les chaumières : tanks, fusils, couteaux, mitraillettes, hélicoptères, camions, le cahier des charges y passe.

 Le contrat est rempli de ce côté-là, maintenant, si on regarde cette saga, c’est aussi (et surtout) pour les grands noms qui la composent. Et si Schwarzy et Willis ne faisaient que de courtes apparitions dans le 1er, ils trouvent ici des rôles un poil plus consistants (autant que possible pour un film pareil, on se comprend). L’apparition de Norris vaut son pesant de cacahuètes, auréolé de la mythologie 2.0 qui est si chère aux internautes (une Chuck Norris-fact est même fournie, le clin d’œil au fan est tellement énorme).

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Et ça ne sera pas de trop pour lutter contre un Jean-Claude Van Damme cabotin et en forme à la tête d’une escouade de chairs à canon, un méchant bien plus « sympa » que celui incarné par Eric Roberts, avec une philosophie éminemment contestable, mais dans la mouvance de ces antagonistes nihilistes dont le cinéma sait se parer. Ceux que je préfère, en fait (exception : Lord Vader, je vous admire, maître).

 Mais bon, le méchant, c’est la petite cerise sur le gâteau d’un film généreux qui nous montre quasi tout ce qu’on attend. Le seul défaut qui me semble notable, c’est son manque de lisibilité par moment : on ne comprend pas trop la chorégraphie des scènes d’action, alors qu’il fait généralement comme le premier en mieux.

Ah, et un Jet Li sous-exploité, mais c’était déjà en partie le cas dans le 1er où ses capacités n’étaient absolument pas mises en avant (contrairement à cet épisode, il est mortel avec des poêles).

 Le film joue énormément la carte du fan-service et de l’humour, et ça marche. Un échange de répliques entre Willis et Schwarzy qui fait sourire, une action over the top, des bons mots, du cliché, de la caricature.

 Au bout du compte, un bon gros délire, c’est tout ce qu’on est en droit d’attendre de ce film qu’il faut évidemment prendre au millième degré sous peine de le trouver bas de plafond et mauvais. Parce qu’évidemment, l’histoire est vue et revue, les effets spéciaux font plutôt téléfilm cheap sur RTL9 ou production Asylum, mais le simple plaisir de voir autant de beau monde ensemble suffit à prendre son pied (The Expendables, c’est Ocean’s Eleven avec des burnes, en fait). Et c’est le personnage de Bruce Willis qui résume le mieux le visionnage du film, comme un écho à la carrière des acteurs : « We had fun, right ? ». Yes, we had.

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Non, mais qui aurait pu imaginer voir cette image un jour?