Figurez-vous qu’après avoir fêté récemment le premier anniversaire du blog, vous voici devant le cinquantième article.

« Célébrons gaillardement! » vous entends-je dire. Alors quoi de mieux qu’une petite critique d’un film qui m’en a touché une sans secouer l’autre?

Ouais, ça casse le truc, vous m’en voyez chagrin.

J’ai, à plusieurs reprises, vanté les mérites de Netflix qui, pour une somme modique, permet d’avoir accès à un éventail non négligeables de films, séries et autres documentaires. Les mois passant, ce catalogue s’est étendu et a notamment accueilli Snow White and the Huntsman.

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Notez comme la Reine est prête à répondre à Julien Lep- Oh, wait.

 

J’avais entendu du bon et du moins bon à son sujet, mais, son casting aidant beaucoup, j’ai enfin pu tenter le coup.

Tout le monde connaît l’histoire de Blanche Neige et des Sept Nains. Sans trop rentrer dans les détails, Hollywood semble avoir voulu donner une espèce d’héritier au Seigneur des Anneaux, avec baston qui tache, magie, nains, troll et musique épique. On n’est plus chez Disney, et pourquoi pas, après tout, si c’est bien mené?

Bon, j’ai spoilé ma propre critique dès la troisième phrase, cette énième version de Blanche-Neige est une petite déception.

Tout d’abord, laissons l’histoire en elle-même de côté, elle vaut ce qu’elle vaut, n’est pas exempte de clichés, mais se laisse voir. Le problème vient de la façon dont on nous montre les choses, le film semble vide. A titre d’anecdote, j’ai du mettre le film en pause à un moment, je pensais qu’on en était dans la première demi-heure; quand je suis revenu, je me suis rendu compte que j’étais à 1 h 06 de film (précisément).

Il ne s’agit bien évidemment pas d’un gage de qualité dans ce cas précis : il ne s’était tellement rien passé jusque là que j’aurais mis ma main au feu qu’on en était encore au début.

J’ai bien fait de m’abstenir, je serais bien emmerdé pour taper maintenant.

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« T’as vu comme il dénigre notre film, celui-là? »

 

Cette espèce de vide se retrouve aussi avec des personnages peu inspirés et sans âmes. Blanche-Neige en tête. Kristen Stewart a, au final, bien peu de lignes de dialogue et dépense le plus clair de son temps la bouche entre-ouverte à attendre que ça se passe. Ses petits copains de jeu ne s’en sortent pas énormément mieux.

Thor a troqué son marteau contre une hache et sa perruque blonde contre une perruque brune mais ne trompe personne. Les nains sont quasi tous interchangeables malgré quelques efforts pour les distinguer (un aveugle sage – dernier rôle de feu Bob Hoskins, immense Mario s’il en est, un chef grognon, et une poignée d’abrutis).

Du côté des méchants, on en distingue deux, l’excellente Charlize Theron qui est LA bonne chose du film, dans son rôle de Reine maléfique. Cette actrice est excellente et les spectateurs auraient gagné à ce qu’elle joue tous les autres rôles.

Et à côté, un mec qui joue son frère et qui a la coiffure de Jeanne d’Arc après une nuit de biture (cf plus haut, pauvre acteur). Le personnage est en plus antipathique au possible et ne sert grosso modo que de muscles à sa sœur et de sous-boss de niveau.

En fait, cette galerie de personnage a souffert, à mes yeux, de la comparaison avec d’autres itérations d’eux-mêmes. Plus précisément, je pense à la Snow White de Once Upon a Time, mille fois plus charismatique que le caillou qu’ils nous ont mis en scène.

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Voilà, ça, c’est ma Blanche Neige.

Bon. Histoire, pas terrible ; acteurs, peu mieux faire ; scènes d’actions, passons – elles sont potables/déjà vues ; effets spéciaux? Ah, très bien, ça. Quelques moments sont vraiment très bien fichus, surtout tout ce qui touche aux pouvoirs de la Reine. Très impressionnant!

Ajoutons des décors vraiment bien choisis et relativement variés, ainsi que quelques plans qu’on jurerait volés à Peter Jackson.

Enfin, le film peut compter sur une bande-son très solide, avec notamment une chanson signée par l’immense Florence + The Machine et sa voix extraordinaire. L’autre énorme point fort du film avec Charlize.

Bref, un film assez moyen qui n’est pas non plus la pire des catastrophes mais qui vaut surtout pour sa méchante et sa musique. Le reste n’est vraiment pas transcendant. Je retourne voir Les Deux Tours.