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Le TFGA du mois m’a beaucoup parlé. Il faut dire que c’est basé sur une expression que nous ressortons assez facilement quand ça touche aux jeux vidéo : « C’était mieux avant ». C’est aussi le cas pour les Die Hard, les Star Wars et ma quiche lorraine, vous en conviendrez.

 Bref, je vous rappelle que vous devez aller voir chez Alex, l’instigateur du concept, parce que c’est comme ça. Maintenant, place au kung-fu, comme dirait l’autre.

Numéro 5 – L’amusement contraint et/ou chèrement monnayé.

Pris chez Hyperallergic.com

Pris chez Hyperallergic.com

Voilà une rubrique fourre-tout pour s’attaquer au modèle de jeu actuel. Avec la génération précédente de console, nous avons assisté à l’avènement du dématérialisé, de la connexion au monde, des disques durs sur nos bécanes… Bref, nous avons des PC sans claviers (mais sans Steam non plus, tant qu’à faire, ça c’est vraiment trop con).

Profitant de cette avancée marquante, les éditeurs ont décidé de charger (lourdement) la mule en inventant tout un tas de saloperies qui nous pourrissent glorieusement la vie.

La première fonctionnalité qui m’est venue à l’esprit, c’est l’installation de jeu. Voilà, le principe est louable, on installe en partie le jeu sur le disque dur, avec pour prétexte de diminuer les temps de chargement. Sauf que non seulement, ça ne diminue absolument rien du tout, mais en plus, c’est obligatoire. Alors quand, comme moi, tu as un temps de jeu assez réduit, le moindre quart d’heures compte. Et quand tu en as déjà perdu un pour installer ton jeu récemment acheté, tu grondes, tu grognes, tu fulmines, tu exploses.

Bref, tu en fais trop, parce qu’il y a d’autres trucs bien plus assommants finalement.

Comme, au hasard, une connexion Internet obligatoire. Seriously, Diablo 3 ? Qu’est-ce que ça peut bien te faire que je sois en ligne ou pas ? C’est-à-dire que si j’ai une coupure d’Internet, c’est cuit. Et pour quoi ? Je ne le sais même pas. Si ça a été justifié, j’ai dû m’empresser d’oublier tellement ça devait sentir le bullshit.

Et, comme beaucoup, je ne saurais faire ce TFGA sans parler des DLC. Honnêtement, tout a été dit sur la question. Quand c’est fait avec professionnalisme et respect du joueur (The Witcher 3, Shovel Knight), je ne peux qu’encourager de tels efforts. Cependant, ce sont des cas isolés. Dans la majeure partie des cas, on se retrouve à devoir casquer pour du contenu payant (et cher), qui n’en vaut pas la peine. Un chapitre foireux rajouté, un personnage trop classe sur le papier qui n’apporte rien du tout… Bref, la frustration à son comble.

Allez, et finissons sur les fameux patches day one annoncés avant même que les jeux ne soient sortis. Dernier en date : Assassin’s Creed Syndicate. Il fait même l’extraordinaire doublé d’avoir d’ores et déjà un DLC payant de prévu basé sur Jack l’Eventreur. La vie est belle, tout va bien.

Mais ça marche. Les gens achètent, les gens en redemandent. Alors, ça ne s’arrêtera pas.

Numéro 4 – La complexification du modèle vidéoludique.

Pris chez Modojo.com

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Avec la course à la puissance des consoles, le visage du jeu vidéo s’est trouvé changé et pas toujours en bien. L’avènement des jeux en 3D a rendu une manette sans gâchette, avec juste trois boutons d’action et une croix directionnelle totalement obsolète par exemple.

C’est ainsi qu’avec Tomb Raider, il fallait appuyer sur quinze touches pour dégainer et treize pour tirer ou que les sticks analogiques sont apparus pour manipuler une caméra bien souvent capricieuse. Si bon nombre de choses nous paraissent désormais élémentaires, j’aurais été très curieux de mettre un gamer du début des années 90, biberonné aux SNES et Megadrive, devant un Assassin’s Creed et la multitude d’actions à intégrer.

Mais il ne s’agit là que d’un point de gameplay, qui s’est enrichi jusqu’à proposer des jeux aux possibilités immenses, un GTA V permet au joueur de faire du golf, de personnaliser son avatar, de conduire, de tirer, le tout avec une histoire, des dialogues, des cinématiques… On est loin de Pong.

Cette complexification m’a évidemment apporté énormément de choses positives, mais elle m’a aussi ôté le plaisir de la rejouabilité dans un genre en particulier : le beat’em-all.

Fut un temps où ce genre était simple : tu mets ta cartouche dans la console, tu l’allumes, tu choisis ton personnage et tu castagnes. C’est efficace, ça défoule, c’est parfait. Mais Streets of Rage a laissé sa place à des jeux comme Devil May Cry ou God of War qui, aussi bons soient-ils, ne sont plus de simple défouloir. Désormais, il faut accumuler des ressources pour s’acheter/améliorer des armes ou des objets, il faut subir des pertes de rythmes pour aller pousser cette grosse caisse à la con qui permettra de maintenir ce gros bouton dans le sol pour que cette grosse porte soit définitivement ouverte. Ou il faut se taper des cinématiques.

Et ça, les copains, ça me gonfle. Je ne veux pas taper dans une putain de cage sur une putain de montée, pour activer un putain de système de poulie ou que sais-je (j’ai préféré oublier cette phase de GoW 1) qui va me permettre d’accéder à un putain de balcon, que je vais de toute façon rater 12 fois d’affilées parce que les développeurs ont certes mis un bouton de saut, mais ils sont infoutus de faire des phases de plate-forme convenables.

Je veux juste meuler du malandrin. Je veux trouver une barre de fer dans ma cabine téléphonique et un poulet dans ma poubelle. Fort heureusement, DMC s’est doté d’un mode Bloody Palace qui, s’il n’est pas spécialement varié, me donne la satisfaction (au moins dans le 3) d’exploser à la chaîne du démon.

Bon, certes, il y a eu Castle Crashers aussi, mais c’est devenu tellement rare un jeu pareil (et il doit bien approcher des 10 ans, celui-là, maintenant).

Numéro 3 – Les notices.

Pris chez bibliotheque-imperiale,com

Pris chez bibliotheque-imperiale,com

Un des plaisirs que j’avais quand j’étais petit, c’était de lire (et relire) mes notices de jeu. Avant Internet, c’était une façon comme une autre de prolonger l’expérience du jeu. Les notices étaient fréquemment bien remplies, mais surtout leurs rédacteurs pouvaient laisser parler leur humour !

Celle de Diablo 2 contenait par exemple quelques mots adressés aux joueurs hardcore qui risquaient de perdre leurs personnages et n’auraient pas la possibilité de le récupérer quelle qu’en soit la raison (« et notamment : les lags Internet, les bugs, la divine Providence, votre petite sœur ou toute autre raison »). De mémoire, il me semble que celle de Crash Bandicoot 3 voire celle de Crash Team Racing contenaient aussi quelques pépites.

Bref, on tenait là une partie intégrante du plaisir de joueur, avec un résumé de l’histoire, une présentation des personnages, des niveaux, des objets… Maintenant, on se tape une feuille A4 pliée en deux, avec les recommandations de repos nécessaires marquées dessus. Wahou. Ça vend du rêve.

 Numéro 2 – Le déclin des grands noms.

Initialement, je voulais vous parler de Sonic. Puis de Final Fantasy. Et de Naughty Dog. Donc autant tout rassembler, hein.

Il est connu (et reconnu) que Sonic est devenu une licence catastrophique (voire complétement foireuse) avec le temps. Passant du statut de mascotte badass sur Megadrive à celui de cousin un peu attardé dont on ne sait pas quoi faire au dîner de famille à la fin des années 90, il s’avère que notre hérisson n’aura finalement connu l’excellence que le temps de quelques épisodes.

EVERY. SINGLE. TIME.

EVERY. SINGLE. TIME.

Je parle bien de la fin des années 90, je sais que ça en fera bisquer plus d’un, mais je considère que le problème a commencé dès Sonic 3D et donc je vois les Sonic Adventure comme des ratés. La caméra n’en fait qu’à sa tête, Sonic est difficilement gérable une fois lancé, les phases avec les autres personnages sont chiantes (Knuckles, Amy, Big, mais pourquoi ?), Robotnik devient Eggman (sérieusement ?). Et la liste s’allonge dramatiquement avec chaque nouvel épisode qui sort. Restent des opus 2D qui paraissent sur GBA et DS, qui ne sont pas si mal, mais n’atteignent jamais le génie d’un Sonic 2 ou 3.

Allez, passons à Final Fantasy. Mais siiiiiii. Alors, je sais qu’il y en a parmi vous qui aiment Final Fantasy X, je vous encourage à sauter le paragraphe suivant, ça évitera qu’on se froisse pour des broutilles. Je vous aime, vous êtes beaux, tous.

C’est bon ? Super : FFX, c’est caca. Tidus est naze, Yuna est naze, Auron est naze, Rikku est naze, Seymour et Wakka sont ULTRA nazes (c’est dire, vu le niveau des autres). Lulu, la caution ecchi du tas qui se bat avec une peluche, une peluche quoi. Le gameplay du blitzball. L’histoire ne m’a absolument pas intéressé, tant je me foutais de ce qu’il pouvait bien arriver à cette brochette d’ahuris. La puissance de la PS2 pour encore se retrouver avec 3 crétins pour la baston pendant que les autres jouent aux billes derrière (allez quoi, ne serait-ce que garder le système des  4, revenu avec FFIX). Le sphérier était une idée sympa, je la garde, d’accord. Hormis ce dernier point, FFX est une insulte au nom de la saga qui comptait, juste avant lui, quand même quatre épisodes majeurs et incontournables sur bien des points.

Voilààààà, c’est fini sur la question (séchez vos larmes), mais je tiens quand même à ajouter que le XIII a fait encore pire avec son héroïne Cloud-like tête à claques, ses couloirs, ses combats pseudo dynamiques (mais je préférais les innovations du XII) et un retour de Nomura au chara-design alors qu’on espérait qu’il allait plutôt se mettre à la pêche de saumons en Norvège (oui, je fais du Nomura-bashing comme beaucoup, sauf que je le faisais avant que ça soit cool*).

Enfin, un dernier petit mot au sujet de Naughty Dog. Pas franchement un déclin, vu le succès critique que la boîte rencontre depuis toujours, mais je reste déçu (et profondément meurtri) de voir que Crash Bandicoot et le premier Jak and Daxter sont désormais à la marge de leurs productions. Il me semble dommage d’avoir délaissé ce pourquoi ils étaient les meilleurs, au profit de productions plus… formatées. Je ne cracherai pas sur The Last of us dont je ne sais pas grand-chose, mais j’ai toujours trouvé que les Uncharted (si on retire Nathan et Elena) ne sont pas forcément les jeux les plus inspirés qui soient.

Je découvre Uncharted 3 ces derniers-jours, je passe un bon moment, hein. Mais je ne ressens pas le génie inégalable qu’il y avait sur un Crash Bandicoot 3 (si ce n’est dans tout l’imagination qu’il a fallu pour inventer les péripéties que se prend Nate juste pour escalader un mur).

Tiens, j’ai failli oublier de parler d’Assassin’s Creed. Mais j’aurai jamais assez de place. Disons juste qu’à partir de Révélations, et exception faite du 4, c’est pas joisse. Mais ça, tout le monde le sait.

* Hipster-sealed-of-quality. J’ai une barbe pour le prouver.

Numéro 1 – World of Warcraft.

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Je confesse un certain manque d’originalité, là. Je pense qu’on va être quelques-uns à y penser et à l’inclure dans ce top, mais il a une dimension réellement personnelle. Il fut un temps où WoW représentait plus qu’un jeu à mes yeux, il était un pendant à ma vie sociale où je m’aventurais avec ma poignée d’amis IRL et où j’ai pu rencontrer plein de gens (plus ou moins, certes) intéressants.

Qu’en reste-t-il maintenant ? Rien ou presque. Si mon extension favorite restera à jamais (j’en ai l’impression) Wrath of the Lich King, ma période dorée date en fait de l’époque Vanilla, mais également Burning Crusade.

J’ai commencé le jeu, le jour de sa sortie en France et il m’arrive encore maintenant de m’y réabonner quand le manque se fait sentir, mais que les choses ont changé ! Je ne m’étalerai pas sur la casualisation du jeu, ça ne m’a jamais réellement perturbé puisque je n’aime pas le jeu HL. C’est juste que d’emblée, je préfère l’Azeroth pré-Cataclysme. Cette extension a apporté quelques nouveautés sympas (les gobelins jouables !), mais aussi une défiguration de mon monde favori. Là où la paix visuelle régnait, pas mal de régions s’en sont retrouvées marquées par de larges cicatrices volcaniques.

On pourra me dire, à raison, que WoW signait là son seul moment réellement notable de monde vivant et persistant où les choses évoluent. Mais que voulez-vous, je suis nostalgique de cette période Vanilla où il y avait un monde facile à arpenter (franchement, je sais toujours pas comment aller des Tarides Nord aux Tarides Sud sans voler ou faire un détour de fou) et où les joueurs communiquaient autrement que par mots anglais diminués au point de rendre toute compréhension délicate pour qui serait néophyte.

Vous vous souvenez quand on devait se retrouver devant les Deadmines ? Il fallait un après-midi pour monter un groupe ! Alors on a gagné en rapidité désormais, mais au prix d’une non-communication hallucinante. Chacun vient pour sa pomme, son petit ballotin en fin de course et à peine un au revoir une fois le dernier boss d’instance tombé.

Au-delà de ça, j’aimais jouer ma mage, mon voleur, mon chasseur, quand il y avait une gestion de ressources (on comptait les balles, merde !), les rôles en instance étaient beaucoup plus marqués. Le guerrier spé défense me donnait l’impression d’être un véritable rempart à l’époque… Alors que j’ai l’impression que n’importe qui d’un peu dégourdi solote un élite maintenant.

Enfin, j’y jouais avec mon meilleur ami de l’époque, cette relation-là est bien détériorée à l’heure actuelle et je nourris pas mal de regrets sur la question. On formait un duo solide en jeu comme dans la vie, et il n’en reste rien d’autres que des souvenirs.

Tout cela ne m’empêche pas de m’y reconnecter de temps à autre comme je le disais, mais plus pour revoir des lieux que j’ai aimé parcourir que pour jouer avec des gens qui n’adresseront la parole à personne, sauf pour sortir un kikimeter agressif afin de se rassurer quant à leurs capacités (mais oui, tu es brave, c’est bien, bravo, donne la papatte).

4 pages plus tard…

Ah, ben voilà, j’en ai vu le bout pour ce mois-ci. J’ai failli vous parler du fait que j’aimerais bien avoir encore ma sœur à portée de pad pour jouer avec moi, mais honnêtement elle est trop géniale, j’ai craint des crises de jalousie parmi mes lecteurs.