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Mais nom de nom, il écrit deux articles en deux jours ?!

Ça promet une absence des radars jusqu’au prochain TFGA.

Quand on se retrouve en couple, il faut savoir gérer son temps de jeu afin de ne pas imposer de manière exagérée ce qui était un mode de vie (j’assume !) à sa moitié qui ne goute que très peu à cet univers. Ce constat s’applique d’autant plus quand des enfants s’ajoutent à l’équation, le loisir contrarié devient très occasionnel.

Ainsi, finir un RPG tient de la gageur quand on a deux marmots. Jouer à Resident Evil n’est possible qu’au moment de la sieste sous peine de créer des traumatismes que même Oui-Oui ou la Reine des Neiges ne sauraient vaincre sans une lourde psychothérapie.

Le deuil fait, le contrat signé, on accepte alors de ne plus passer une journée entière à parcourir Azeroth sans s’aérer l’esprit (sauf quand on est tout seul, là, banzaï !).

Mais c’est alors qu’on s’aperçoit que, de toute façon, les jeux ne sont peut-être plus aussi addictifs qu’auparavant.

Je déplore pas mal de jeux laissés honteusement en friches. Tenez, rien que sur l’année qui vient de s’écouler : Deus Ex 3, Castlevania : Dawn of Sorrow, Bravely Default (sur le dernier boss, en plus !), Rogue Legacy, Dark Souls, Final Fantasy XIII, Batman : Arkham Origins, Zelda : Ocarina of Time (oui, j’ai mis le temps), Luigi’s Mansion 2… Autant de titres débutés sans que j’aie pu en voir le bout.

La passion est pourtant souvent là en début de partie ! … Mais rien n’y fait, la flamme finit par décroître et fondre comme neige au soleil ou soufflé hors du four. Je me prends à repenser à des jeux comme Metal Gear Solid 2, Final Fantasy VIII, Jak and Daxter ou les Crash Bandicoot sur Playstation. Des jeux que je ne lâchais que contraint et forcé par le sommeil, les parents, une panne d’électricité ou le collège/lycée.

Mais voilà, en vieillissant peut-être, on se rend compte que ça n’est plus comme avant. Finalement, on peut bien passer à un autre jeu, hein, Lightning fait déjà la tronche de toute façon.

Quand, tout à coup, arrive un titre qui redonne le feu. Inattendu peut-être, accrocheur dans tous les cas et je les compte sur les doigts d’une main concernant ces six dernières années : Assassin’s Creed 2, Batman : Arkham Asylum, Diablo 3 (si, si), l’éternel World of Warcraft, Assassin’s Creed 4, GTA 5 et Shovel Knight. Comment ça, j’ai sept doigts sur la main ? Détail.

On me dira certainement que je suis difficile (voire que j’ai mauvais goût), mais je crois qu’avec la vie de famille viennent des critères de sélection tout autres.

Quoiqu’il en soit, je peux désormais fièrement ajouter le reboot de Tomb Raider.

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J’en ai parlé lors de mon dernier TFGA (disponible gratuitement ici, rien que pour vos beaux yeux), ce jeu m’a mis la baffe morale dans la tronche que Lara se prend réellement. Je n’ai pour ainsi dire pas pu décrocher tant que je n’en ai pas vu le bout. Dans les mêmes proportions que quand j’avais 15 ans. A savoir : au moindre temps libre, zou, console !

Quel bonheur d’être à nouveau retomb(raider)é sur un jeu qui me captive et dont je veux connaître le dénouement. Et cela tient à la fois à tant et si peu quand on y pense : un personnage charismatique, un gameplay accessible bien que parfois inutilement dense (dépecer les animaux ? Mais ça ne sert à rien en fait.), des graphismes à tomber et des décors variés.

J’ai vraiment adoré ces aventures. Il faut dire que Rhianna Pratchett arrive à créer des personnages (principaux du moins) consistants. Je me souviens des hilarants minions d’Overlord, là elle a su construire une Lara dont on n’a jamais envie de se séparer. Je suis intimement convaincu que la force principale du titre tient là-dedans. J’ai eu envie de l’aider, de venger ses amis (et elle-même), de dézinguer cette armée de tordus (et j’ai bien pris plaisir à en flinguer un en particulier, mais j’en parle déjà dans l’autre article), j’étais tendu à chaque saut et je jubilais à chaque headshot avec l’arc. C’était le pied.

Point de test ici, je pense que tout a été dit sur Tomb Raider. Il n’est pas exempt de quelques défauts, que je n’ai pas spécialement envie de lister ici tant elles me semblent dérisoires. Juste un remerciement à l’équipe derrière ce jeu qui a vraiment réussi à me transporter.

L’aventure était trop rapide, mais tellement accrocheuse qu’elle me fait réellement considérer l’achat du Xbox One, alors que je m’étais promis de prendre une PS4 pour Bloodborne. Cornélien dilemme.