Y  a-t-il encore des internautes francophones qui ignorent l’existence de l’Odieux Connard ?

Si vous en êtes, arrêtez tout et précipitez-vous urgemment sur son site.

C’est bon ? Non ? Bon, d’accord, une petite présentation alors.

M. Connard, Odieux de son prénom, tient un blog. Si la majeure partie de ses articles concerne le cinéma, il s’aventure parfois dans les domaines de la politique ou de l’histoire. Dit comme ça, ça n’attire pas forcément le chaland, j’en conviens.

Là où OC commence à se démarquer, c’est sur le traitement de ces sujets. Il spoile l’intégralité des films avec humour et surtout une grande minutie ! Ses articles sont toujours très fournis, et plus le film est long (et incohérent), plus l’article sera en conséquence.
Le personnage ne s’interdit rien et oscille entre humour noir et consternation, le tout dans une bonne humeur communicative.
Ces incohérences qu’il aime soulever dans les longs métrages (principalement des blockbusters), il apprécie également de les pointer du doigt dans notre société.
Que ça soit, récemment, au sujet de la réforme des collèges, ou encore de la montée du vote FN. OC prend le temps de coucher ses idées, et force est d’admettre qu’il vise souvent juste.
Je suis particulièrement attaché à ses critiques de films. Il rend les choses accessibles et drôles même (et surtout ?) pour ceux qui n’auraient pas vu l’objet de son ire. Car, oui, il n’y va pas de main morte et le film que vous avez absolument adoré le mois dernier et dont vous attendez la sortie dvd avec impatience ? Il l’a très certainement descendu dans la joie et l’allégresse (avec une dose considérable de napalm).

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C’est le jeu et le contrat tacite de l’Odieux Connard qui divertit en démolissant, avec humour et fraîcheur. Alors certains ont commencé à médire sur le personnage, rien de plus normal, il est devenu une de ces figures à la mode comme l’ont été les bloggeurs-bd avant lui (certains le sont d’ailleurs toujours). Ça amène forcément son lot de pros et d’antis.

J’ai juste l’impression que les antis n’ont tout simplement pas saisi qu’Odieux n’est pas à prendre au premier degré. Il a énoncé clairement que ce n’est pas parce qu’il dégomme un film sur ses incohérences qu’il ne l’a pas aimé, sauf cas bien flagrants (coucou Twilight et 50 Shades of Grey !).

Au final, la lecture des spoilers permet quelques bienfaits à plusieurs degrés : l’humour de prime abord, une certaine forme d’autodérision (j’ai adoré certains des films critiqués ainsi que lesdites critiques au vitriol) et une leçon sur notre capacité à réfléchir quand on est devant un écran.

Car s’il est bon de se laisser porter deux heures durant devant une effusion d’effets spéciaux et de trames épiques, il est parfois bénéfique de s’attarder sur le montage, les liens entre plusieurs scènes, les cohérences ou non. Et c’est là un des enseignements primordiaux de l’Odieux Connard qui souhaite nous pousser à faire un travail de réflexion qui ne sera pas vain et forgera un regard plus nuancé sur ce qu’on voit au cinéma comme dans la vie (d’où ses autres articles centrés sur la société et la politique).

Pourquoi je vous parle de tout ça ? Parce qu’il vient de sortir un livre et qu’il vous le faut, voyons. 

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