Étiquettes

, , ,

Comme le malheur des uns peut faire le bonheur des autres, je vous propose un autre récit de mes aventures DarkSouliennes.

Il y aura probablement dans ces lignes ce qui peut s’apparenter à des spoilers (enfin, le jeu tutoie les 4 ans, il y a peut-être prescription, non ?), donc si vous n’avez pas encore touché à ce jeu et que vous voulez garder une expérience à peu près pure, évitez de lire.

Je suis pendant très longtemps resté bloqué sur un boss (j’en ai assez parlé comme ça !). Celui-ci a fini par tomber sous les coups du guerrier que j’ai invoqué mes coups, m’offrant ainsi l’accès à une nouvelle zone inexplorée : le Hameau du Crépuscule.

 J’en avais vaguement entendu parler, on y faisait mention d’une sorte de marais empoisonné… Sauf que pas de marais en vue, juste un grand puiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiits.

You died.

Ça commence bien.

D’autant que j’avais 30 000 âmes sur moi, les amis.

Qu’à cela ne tienne, je reviens sur les lieux du crime, je prends l’échelle que j’avais ratée avec souplesse et expertise, tout ça pour me trouver nez à nez avec un monstre géant, doté d’une massue faisant peu ou prou ma propre taille. Naturellement le bougre n’est pas amical, il aplatit donc son arme sur ma calebasse, m’enlève la moitié de ma vie et est à deux doigts de m’empoisonner (ben oui, tant qu’à faire !).

"Votre ticket, s'il vous plaît." Oups.

« Votre ticket, s’il vous plaît. » Oups.

Je tiens à préciser que l’autochtone se tient sur une passerelle à peine plus large que lui, avec des kilomètres de profondeurs insondables de part et d’autre, ça rend le combat vachement sympathique et ça donne foi en la vie. C’est donc au terme d’un affrontement haletant que je l’ai envoyé par le fond, tout ça pour me faire refaire l’intérieur du crâne façon bouillie par ses deux frangins perchés plus loin. Oh oh oh.

Comme si ça ne suffisait pas, une fois de retour et les trois malandrins défaits (plus ou moins adroitement, aïe), je vois en contrebas une petite plate-forme avec une zoulie lumière qui brille et un clampin aussi bienveillant qu’un requin-bouledogue dans un lagon. Mais c’est avec la folie au corps et l’espoir d’avoir une belle récompense que je m’élance… Et tombe à nouveau dans ce vide désormais bien connu, parce que j’ai appuyé trop tard sur la touche… Suivi de près par ledit clampin qui a dû trouver que c’était une bonne idée de voir ce qu’il y avait au fond du gouffre. On se sent moins seul, mais pas moins couillon pour autant, bizarrement.

C’est à ce moment qu’on pose délicatement la manette sur la table basse, qu’on se dirige patiemment dans notre chambre pour s’allonger sur le lit, face contre l’oreiller. Et hurler un bon coup.